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Litige en matière de brevets entre Kioxia et Viasat — Un conseil en brevets commente le verdict du jury de 37 milliards de yens | Le brevet concerné (US8,615,700) et la…

Rédigé par 弁理士 杉浦健文 | Jul 18, 2026 10:48:53 AM

À la une : un verdict de jury de 229 millions de dollars contre un géant de la mémoire flash NAND — mais il ne s'agit pas d'un « jugement définitif »

Le 16 juillet 2026 (heure américaine), un jury de la cour fédérale du district ouest du Texas a conclu que Kioxia Corporation (Kioxia America) avait enfreint le brevet américain n° 8 615 700(ci-après dénommé « brevet '700 ») et a rendu un verdict fixant le montant des dommages-intérêts à 229 025 021 dollars (environ 37 milliards de yens).

Important : il s’agit d’un verdict rendu par un jury (jury verdict) et non d’un jugement définitif. La procédure doit encore suivre les étapes suivantes : requête post-verdict (JMOL / demande de nouveau procès) → enregistrement du jugement → appel devant la CAFC (Cour d’appel fédérale du circuit), et tant la constatation de contrefaçon que le montant des dommages-intérêts sont susceptibles de varier.

Dans un communiqué publié le 17 juillet 2026, Kioxia Holdings a déclaré que « les allégations de Viasat et la décision du jury sont tout à fait inacceptables » et a fait part de son intention de recourir à « tous les moyens juridiques à sa disposition », y compris une requête post-verdict et un appel.La société a également précisé que cela n’aurait aucune incidence sur la fourniture de ses produits et services (il s’agit là des affirmations des parties concernées). Le même jour, sur la Bourse de Tokyo, l’action Kioxia HD a clôturé à 52 110 yens, touchant le seuil de baisse maximale(soit une baisse de 10 000 yens, ou 16,1 %, par rapport à la veille). Toutefois, cette chute s’est produite dans un contexte de baisse généralisée des valeurs du secteur des semi-conducteurs (l’indice Nikkei a perdu 2 700 yens) liée à la chute des valeurs américaines du secteur de l’IA ; il n’est donc pas possible d’attribuer cette baisse uniquement au verdict.

Il s’agit d’un litige « transsectoriel » portant sur l’extension d’un brevet de technologie de correction d’erreurs (ECC) issue des communications par satellite aux produits NAND flash. Ce cas est riche en enseignements pour les secteurs de l’industrie manufacturière et des semi-conducteurs, notamment pour l’analyse de la liberté d’exploitation (FTO) des brevets dans des secteurs différents et l’élaboration d’une stratégie contentieuse après une procédure d’IPR.À noter que, tout comme l’article consacré au litige concernant le brevet Palworld, le présent article commente une affaire en cours sur la base d’informations publiques (dossiers judiciaires, communiqués des parties, couverture médiatique) et ne préjuge en rien de la question de la contrefaçon, de la validité du brevet ou de l’issue finale de l’affaire.

Table des matières

  1. Aperçu de l’affaire et chronologie définitive (action intentée en 2021 → verdict en 2026)
  2. Contenu du brevet concerné US8,615,700 — Une configuration « transdisciplinaire »
  3. Après avoir perdu lors de la procédure d’IPR, la partie n’a pas pu contester la « nullité » devant le jury
  4. Comparaison avec Western Digital / SanDisk
  5. Implications pratiques pour les entreprises japonaises
  6. Conclusion et points à surveiller à l’avenir

1. Aperçu de l’affaire et chronologie définitive (action intentée en 2021 → verdict rendu en 2026)

Le plaignant, Viasat, est un géant américain des communications par satellite qui a acquis en 2005, pour environ 16,5 millions de dollars plus une clause d’earn-out, la société Efficient Channel Coding, Inc. fondée en 1996, et a ainsi obtenu une technologie de correction d’erreurs destinée aux satellites.Le défendeur, Kioxia, est un géant de la mémoire flash NAND dont l’ancêtre est l’ancienne Toshiba Memory.Les produits incriminés sont, selon la plainte, des SSD destinés aux entreprises, aux centres de données et aux particuliers (séries FL6, CM6, CM5, PM6, CD, XD, XG, BG, etc.) équipés de la technologie ECC exclusive de Kioxia, « QSBC » (ces informations sont tirées de la plainte).

DateÉvénement
29 novembre 2021Viasat a intenté une action devant la division de Waco du tribunal fédéral du district ouest du Texas (juge Albright) (6:21-cv-01231). Le brevet invoqué est uniquement le brevet '700 ; 1 chef d'accusation
2022Kioxia a déposé une demande d'IPR 2022-01067 (revendications 1 à 4, 8, 10 à 19, 23 à 25)
20 novembre 2023Décision écrite définitive du PTAB : maintien de toutes les revendications litigieuses
19 décembre 2025La CAFC (affaire n° 2024-1384, sans valeur de précédent) confirme la décision de maintien rendue par la PTAB
16 juillet 2026Verdict du jury : constatation de contrefaçon et dommages-intérêts de 229 025 021 dollars

Le montant du verdict correspond à des « redevances courantes couvrant uniquement les contrefaçons passées jusqu’au 30 mars 2026 » et ne comprend pas de majoration à titre de dommages-intérêts punitifs. Le traitement des contrefaçons postérieures au 31 mars 2026, des intérêts et des redevances futures n’est pas encore déterminé.

Éléments non encore confirmés : le jugement définitif n’a pas encore été enregistré ; l’issue de la demande de jugement sur le fond (JMOL) et de la demande de nouveau procès ; la possibilité d’un appel devant la CAFC ; la question de savoir si la contrefaçon a été reconnue comme intentionnelle n’est pas confirmée. Dans cet article, nous distinguerons clairement les faits établis par le tribunal, les arguments des parties, les informations parues dans la presse et les analyses d’experts.

2. Contenu du brevet concerné US8,615,700 — Le scénario d’un « dépassement de domaine » : un brevet d’une entreprise de télécommunications par satellite invoqué contre la technologie NAND

Commençons par un bref rappel du contexte technique. L’ECC (code de correction d’erreurs) est une technologie qui consiste à ajouter des informations redondantes à des données à des fins de vérification, afin de pouvoir restaurer les données d’origine même si des bits sont altérés au cours de l’enregistrement ou de la transmission.Que ce soit dans les communications par satellite, sujettes à un bruit important, ou dans les mémoires flash NAND, où les erreurs se multiplient en raison de la miniaturisation, le défi consistant à « détecter et corriger les erreurs » est commun, et cette technologie fondamentale circule au-delà des frontières sectorielles.

Brevet '700 (US 8,615,700 B2 « Forward error correction with parallel error detection for flash memories », cessionnaire : Viasat, Inc.,déposé le 18 août 2010 · enregistré le 24 décembre 2013, expiration après ajustement PTA le 20 janvier 2032, 25 revendications au total) concerne, comme son nom l’indique, un décodeur FEC (correction d’erreurs sans voie de retour) destiné aux mémoires flash.À titre d’exemple, voici le texte original de la revendication 1.

« 1. Décodeur de mémoire flash comprenant : un module de décodage configuré pour : recevoir des données codées provenant de la mémoire flash ; et de décoder les données codées reçues afin de générer une pluralité de flux de données partiellement décodés ; un module de détection d’erreurs couplé de manière communicative au module de décodage, et comprenant une pluralité de sous-modules de détection d’erreurs fonctionnant en parallèle, chaque sous-module de détection d’erreurs étant configuré pour : recevoir un flux différent parmi la pluralité de flux de données partiellement décodés ; détecter si une partie du flux reçu correspondant contient une erreur ; et transmettre la partie du flux reçu correspondant contenant une erreur à un module de correction d’erreurs ; et le module de correction d’erreurs, couplé de manière communicative au module de détection d’erreurs tout en étant physiquement séparé de celui-ci, et configuré pour corriger les parties reçues des flux reçus correspondants contenant une erreur. »

Source : Google Patents (US8615700B2)

En résumé, (1) un module de décodage qui reçoit et décode des données codées provenant d’une mémoire flash afin de générer plusieurs « flux de données partiellement décodés » ;(2) un module de détection d’erreurs, doté de plusieurs sous-modules de détection d’erreurs fonctionnant en parallèle, qui transfère uniquement les parties contenant des erreurs vers le module de correction ; et (3) un module de correction d’erreurs, disposé « physiquement séparé (physically separate) » du module de détection d’erreurs.Il convient de noter, d’un point de vue pratique, que les avantages tels que la faible consommation d’énergie et l’amélioration de la fiabilité ne découlent pas du libellé des revendications, mais du descriptif.

Par ailleurs, la revendication 1 a été jugée nulle et annulée dans le cadre d’une autre procédure d’IPR. La seule revendication présentée au jury est celle qui a survécu à la procédure de nullité ; selon l’analyse d’experts, il s’agit de la revendication 16, qui décrit une configuration permettant de modifier de manière adaptative le taux de codage en fonction de l’état de dégradation de la mémoire (la vérification directe dans l’original du verdict n’a pas encore été effectuée).La citation de la revendication 1 ci-dessus a été incluse à titre d’exemple illustrant la structure technique de ce brevet.

La requête de Viasat présente un scénario selon lequel « la technologie FEC développée pour les communications par satellite a été appliquée à la mémoire flash », mais il s’agit là d’une allégation du demandeur et non d’un fait établi par le tribunal.En revanche, le brevet en question a été rédigé dès le départ comme un décodeur destiné aux mémoires flash ; on ne peut donc pas affirmer qu’« il s’agit d’un brevet d’une société de télécommunications par satellite et qu’il n’a donc aucun rapport avec la technologie NAND » — c’est là que réside le piège dans la pratique de l’FTO.

3. Le cœur de la procédure — L’échec de la demande d’invalidation dans le cadre de l’IPR a modifié la donne du procès devant jury

Le cœur de la procédure dans cette affaire réside dans le fait que les revendications ont été maintenues lors de la procédure d’IPR (révision par les parties) demandée par Kioxia, et que cette décision a été confirmée par la CAFC (revendications restantes : 2, 10 à 14, 16, 23 à 25.Les revendications annulées ont été jugées sans objet, et certains arguments ont été considérés comme abandonnés), ce qui a eu pour effet de réduire de facto les points litigieux du procès devant jury à la « question de la contrefaçon et du montant des dommages-intérêts » (la composition exacte des points litigieux lors du procès n’a pas été confirmée dans les dossiers publics).

C’est le principe d’estoppel issu de la procédure d’IPR (article 315(e)(2) de la loi américaine sur les brevets) qui est en cause.Un requérant ayant obtenu une décision écrite définitive dans le cadre d’une procédure d’IPR ne peut pas invoquer à nouveau devant le tribunal de première instance les motifs de nullité qu’il a « soulevés ou qu’il aurait raisonnablement pu soulever » lors de cette procédure (aucun article de presse n’a explicitement mentionné l’application de cette disposition à la présente affaire ; il s’agit ici d’une explication d’ordre juridique).Si la demande d’invalidation échoue et qu’une décision de maintien devient définitive, la voie de l’invalidation est pratiquement fermée devant le tribunal de première instance.

Le brevet Lee (US 7 865 809, Super Talent), qui a servi de référence dans le cadre de la procédure d’IPR, constitue un exemple concret de cas où la référence n’a pas été prise en compte.La PTAB a estimé que « la mise en mémoire tampon ne constituait pas à elle seule un décodage », et la CAFC a confirmé cette décision en indiquant que « la mise en mémoire tampon seule ne satisfaisait pas à la limitation “décodeur” de la revendication 15 ». Il s’agit là d’un exemple concret où l’interprétation des termes « décoder » et « décodeur » figurant dans les revendications a fait la différence entre le succès et l’échec de l’argumentation en nullité.Par ailleurs, le plaignant Viasat n’a présenté au jury qu’une seule des revendications maintenues (ce que confirme également la déclaration de Kioxia HD, qui mentionne « la seule revendication de brevet présentée au jury par Viasat »).Bien que le fait de restreindre les points litigieux afin d’alléger la charge de compréhension du jury soit une tactique courante en matière de procès, nous nous abstenons de déterminer avec certitude quel était l’objectif poursuivi dans cette affaire.

Point pratique : l’IPR est une arme puissante, mais en cas d’échec, elle peut conduire à une situation défavorable, à savoir un « procès devant jury où l’on se bat uniquement sur les questions de contrefaçon et de préjudice ». Lors du dépôt d’une requête en IPR, il est nécessaire de prévoir une stratégie de sortie (y compris le moment des négociations de règlement) qui tienne compte d’un scénario d’échec.

Du point de vue de la partie attaquante, la famille de brevets « '700 » comprend le brevet « '347 » (US 8 966 347), issu d’une demande de continuation. La stratégie de continuation et de division visant à développer plusieurs ensembles de revendications à partir de la demande initiale est une pratique courante chez les titulaires de brevets ; pour plus de détails, veuillez consulter l’article explicatif sur la stratégie des demandes de division.

4. Comparaison avec les poursuites intentées contre Western Digital et SanDisk sur la base du même brevet

Le même jour (29 novembre 2021), Viasat a également intenté une action contre Western Digital. Toutefois, les brevets visés ne sont pas les mêmes.

RubriqueAffaire KioxiaAffaire Western Digital
Numéro de dossier6:21-cv-012316:21-cv-01230-ADA
Brevet invoquéUniquement le brevet '700Deux brevets : '700 et '347
Issue de la procédure d'IPRMaintien des revendications du brevet '700 (confirmation par la CAFC)Pour le brevet '347, dans le cadre de la procédure IPR 2022-01171, les revendications 1 à 11 et 13 à 23 ont été jugées évidentes ; la CAFC a confirmé le 7 janvier 2026 la décision concernant les revendications de système 13 à 23 (les revendications de procédé 1 à 11 n’ont pas fait l’objet d’un recours et la décision du PTAB est définitive)
Situation actuelle16 juillet 2026 : verdict du juryL’appel devant la CAFC concernant l’IPR lié à la brevet '700 (24-1393) a été volontairement retiré le 24 avril 2024 d’un commun accord entre les parties (la situation actuelle du procès principal n’a pas été confirmée)

Le 28 juillet 2022, WD/SanDisk a intenté une contre-action contre Viasat devant le tribunal fédéral de première instance du district nord de Californie (N.D. Cal.) (4:22-cv-04376,US 9 424 400, 10 447 667 et 8 504 834). Cependant, la revendication 14 du brevet '834 a été jugée non admissible au titre de l’article 101 (le 15 novembre 2023), tandis que les brevets '400 et'667 ayant donné gain de cause à Viasat en octobre 2025 par un jugement sommaire de non-contrefaçon, il est consigné dans le dossier que les trois brevets invoqués dans la contre-action n’ont pas été retenus comme fondement d’allégations de contrefaçon, en raison notamment de jugements de non-éligibilité au titre de l’article 101 ou de jugements sommaires de non-contrefaçon.Parmi les deux sociétés confrontées au même brevet '700, seule Kioxia est parvenue jusqu'à un verdict rendu par un jury ; cela s'explique peut-être par la conjonction de plusieurs facteurs, tels que la contre-action en justice, la procédure d'IPR et les négociations, mais le présent article ne se prononce pas sur le lien de causalité ni sur le bien-fondé des décisions prises par les deux sociétés.Par ailleurs, le numéro de la « procédure d’IPR distincte » ayant entraîné l’annulation de la revendication 1 du brevet « '700 » n’a pas pu être identifié à partir des informations publiques.

5. Enseignements pratiques pour les entreprises japonaises — FTO concernant des brevets d’autres secteurs, décision de règlement à l’amiable, redevances courantes

Enjeu n° 1 : conception d’une étude FTO incluant des brevets issus d’autres secteurs

Les technologies génériques telles que l’ECC, le traitement du signal ou la gestion de l’alimentation peuvent parfois être détenues par des déposants issus de « secteurs d’activité différents de celui de l’entreprise », comme les satellites, les télécommunications ou la radiodiffusion.Comme une analyse FTO axée uniquement sur la veille concurrentielle risque de passer à côté de ces éléments, il est nécessaire de concevoir une étude de conformité basée sur les fonctions et les technologies (transversale aux classes CPC). Le lancement d’une technologie propriétaire telle que le QSBC constitue justement une occasion idéale pour mener une telle étude.

Suggestion n° 2 : Processus de décision en matière de règlement à l’amiable après un échec devant l’IPR

Le moment où les revendications sont maintenues par le PTAB (en novembre 2023 dans le cas présent) et celui où ce maintien est confirmé par la CAFC (en décembre 2025) constituent des points d’inflexion où la valeur de la carte de la conciliation fluctue considérablement.Une fois que tout risque d’invalidation a disparu, le pouvoir de négociation diminue ; il est donc nécessaire de mettre en place un processus interne permettant de réévaluer les coûts de poursuite et les risques liés au jugement à chaque étape clé (nous ne nous prononcerons pas ici sur le bien-fondé de la décision prise par Kioxia dans cette affaire).

Suggestion n° 3 : structure des dommages-intérêts de type « redevances courantes »

Les 229 millions de dollars ne concernent que « les montants antérieurs au 30 mars 2026 » ; les ventes ultérieures, les intérêts et les redevances futures pourraient s’ajouter séparément.Lorsque la gamme de produits phares, qui génère un chiffre d’affaires important, est concernée, le montant absolu devient colossal même si le taux est minime (veuillez noter que de nombreux détails concernant les taux et les bases de calcul dans cette affaire relèvent de l’information non publique).

Suggestions ④ à ⑥ : lieu du procès, stratégie offensive en matière de propriété intellectuelle et gestion des relations avec les investisseurs

Le district ouest du Texas (Waco) est connu pour être un lieu de juridiction où se concentrent les actions en justice intentées par les titulaires de brevets ; tant que les filiales américaines disposent d’un réseau de vente, les entreprises japonaises ne peuvent éviter le risque d’être poursuivies.D’un autre côté, du point de vue de Viasat, le fait d’avoir breveté les technologies acquises lors de l’acquisition dans des domaines connexes et d’avoir maintenu la famille de brevets grâce à des dépôts successifs a constitué le fondement du verdict ; la conception des revendications et la constitution d’une famille de brevets en tenant compte des domaines dans lesquels leurs propres technologies peuvent être réutilisées constituent une référence utile pour les services de propriété intellectuelle des entreprises japonaises.De plus, comme l’a montré la chute du cours de l’action le lendemain du verdict (le 17 juillet, heure du Japon), un verdict en matière de brevets constitue également un événement sur les marchés financiers ; il est donc nécessaire d’intégrer dans la gestion des risques liés à la propriété intellectuelle la préparation des informations à divulguer en temps opportun ainsi que des questions-réponses prévisionnelles.

6. Conclusion et points à surveiller à l’avenir

① Un brevet ECC pour mémoires flash détenu par une entreprise de télécommunications par satellite a été invoqué à l’encontre d’un SSD à mémoire flash NAND, et le jury a rendu un verdict de 229 millions de dollars. ② Les tentatives d’invalidation devant l’IPR et la CAFC ayant échoué, les points litigieux de l’audience devant le jury semblent s’être concentrés sur la contrefaçon et le préjudice.③ Le verdict n’est pas définitif ; tant la conclusion que le montant peuvent encore évoluer à la suite d’une requête postérieure au verdict ou d’un appel — ces trois points constituent la trame de cette affaire.

Points à surveiller à l’avenir

  • Évolution de la procédure JMOL et de la demande de nouveau procès
  • Contenu du jugement définitif (intérêts antérieurs au jugement, contrefaçons postérieures au 31 mars 2026, redevances futures)
  • La qualification de contrefaçon intentionnelle et le traitement des frais d’avocat
  • La manière dont sera menée la contestation relative à la contrefaçon (interprétation des revendications) dans le cadre de l’appel devant la CAFC
  • Possibilité d’un règlement à l’amiable, divulgation d’informations par Kioxia HD et impact sur ses résultats financiers

Cette affaire est en cours et le présent article ne préjuge en rien de l’existence ou non d’une contrefaçon, de la validité du brevet ni de son issue finale. Nous vous invitons également à consulter les articles connexes suivants : celui consacré au litige relatif au brevet Palworld, qui explique comment analyser les litiges en cours, et celui consacré à la stratégie de dépôt de demandes divisionnaires, qui détaille les pratiques relatives à la constitution d’une famille de brevets.

Les entreprises qui envisagent de mener une étude de liberté d’exploitation (FTO) portant notamment sur les brevets américains, de gérer les brevets de tiers ou d’étudier des stratégies d’IPR ou de nullité sont invitées à nous contacter sans hésiter via le formulaire de consultation gratuite du cabinet de propriété intellectuelle EVORIX.

[Avertissement] Le présent article est un exposé général fondé sur des informations publiques (dossiers judiciaires, communiqués des parties, articles de presse) disponibles au 17 juillet 2026 ; il ne constitue pas un conseil juridique. L'affaire étant en cours, les éléments qui y sont mentionnés, notamment la constatation de contrefaçon et le montant des dommages-intérêts, sont susceptibles d'évoluer en fonction de la suite de la procédure.Nous avons pour principe de compléter et de mettre à jour cet article dès que de nouvelles informations seront disponibles. (Sous la supervision d’un conseil en propriété industrielle)