De nombreuses notifications de refus provisoire émanant du Japon comportent une précision qui semble rassurante : le refus ne concerne qu’une partie de vos produits et services. Une conclusion s’impose alors naturellement : « Le reste doit être autorisé, je peux donc ignorer cette notification. » Au Japon, cette conclusion est dangereuse. Cet article explique ce que signifie réellement un refus partiel dans le cadre d’une désignation du Japon au titre du Protocole de Madrid, pourquoi le silence met même les produits non contestés en danger, et présente la réponse d’une page qui élimine totalement ce risque.
Sommaire
L’examinateur du JPO a examiné l’intégralité de votre fascicule et a trouvé des motifs de rejet — une marque antérieure similaire au titre de l’article 4, paragraphe 1, point xi), une description vague des produits ou un doute quant à l’intention d’utiliser la marque — concernant les éléments énumérés dans la notification, mais aucun concernant le reste. Jusqu’ici, tout va bien : le litige se limite véritablement aux éléments énumérés.
Le piège réside dans la suite des événements. L’article 15 de la loi japonaise sur les marques oblige l’examinateur, lorsqu’un motif d’opposition existe, à rendre une décision de refus concernant la demande d’enregistrement de la marque — cette décision porte sur la demande dans son ensemble, et non sur chaque élément pris séparément. La pratique d’examen japonaise ne prévoit aucun mécanisme permettant de séparer automatiquement les produits non contestés pour les mener jusqu’à l’enregistrement, tandis que ceux qui font l’objet d’une opposition expirent discrètement. Attendre en silence revient donc à mettre en jeu les produits qui vous tiennent à cœur, en s’en remettant à une clémence procédurale que la loi ne garantit pas.
Règle d’or au Japon : un refus partiel est une invitation à réagir, et non une autorisation de l’ignorer. La réponse permettant de préserver les produits non contestés peut se limiter à un simple amendement de suppression — une question de quelques minutes de rédaction, et non une bataille juridique.
Si les éléments refusés n’ont pas d’importance commerciale au Japon, chargez un avocat japonais de déposer un bref amendement (手続補正書) supprimant précisément ces éléments. Le motif de refus disparaît avec eux ; l’examen se poursuit pour les produits restants en vue d’une déclaration d’octroi de protection. Pas d’argumentation, pas de preuve, pas de négociation : c’est la solution la moins coûteuse pour transformer un refus partiel en une victoire partielle.
La suppression est le minimum, pas le maximum. Une marque antérieure citée peut faire l’objet d’une contestation (non-similitude), être neutralisée par une lettre de consentement en vertu de l’amendement de 2024, ou parfois être écartée complètement — un enregistrement inutilisé depuis trois ans est susceptible d’être annulé pour non-usage. Les objections formulées en termes vagues peuvent être facilement levées par une reformulation. Évaluez la valeur commerciale des produits refusés par rapport au coût de chaque voie de recours — notre estimation des coûts et la matrice des options figurant dans le guide de réponse complète ont été conçues précisément pour vous aider à prendre cette décision.
Toutes les démarches susmentionnées doivent être effectuées avant la date limite indiquée sur votre notification (généralement trois mois pour les titulaires étrangers). Deux voies de prolongation existent selon la pratique actuelle du JPO : +1 mois demandé avant l’expiration, ou +2 mois demandés dans les deux mois suivant l’expiration (frais officiels de 4 200 JPY, disponibles uniquement si aucun document n’a été déposé à temps). Règles complètes, avec la source du JPO : Réponse au refus de la Convention de Madrid au Japon : guide complet.
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Avertissement
Cet article fournit des informations générales sur la pratique japonaise en matière de marques à compter de septembre 2026 et ne constitue pas un avis juridique. La pratique d’examen et les taxes officielles sont susceptibles de changer ; le délai et les options disponibles pour un cas spécifique dépendent des documents effectivement délivrés. Veuillez consulter un avocat japonais qualifié au sujet de votre situation particulière.
Sources