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[Commentaire d'un conseil en brevets] Décryptage de la stratégie en matière de brevets d'Anthropic | Pourquoi le nombre de demandes de brevet est-il si faible ?

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Anthropic, connue pour son projet « Claude », est aujourd’hui l’une des entreprises les plus à la pointe dans le domaine de l’IA au monde. On pourrait donc penser qu’une entreprise disposant d’une technologie aussi innovante dépose forcément un grand nombre de brevets… Mais en y regardant de plus près, on découvre une réalité surprenante.Dans cet article, un conseil en propriété industrielle spécialisé dans la propriété intellectuelle liée à l’IA décrypte la « stratégie en matière de brevets » d’Anthropic en s’appuyant sur des exemples concrets de brevets enregistrés et de revendications.

Il ne s’agit pas d’une simple présentation des brevets, mais d’une analyse stratégique visant à comprendre « comment les entreprises d’IA de premier plan gèrent leur propriété intellectuelle ». Ce contenu est particulièrement riche en enseignements pour les dirigeants et les responsables de la propriété intellectuelle qui se demandent s’ils doivent protéger leurs technologies d’IA et logicielles « par des brevets, des articles scientifiques ou du savoir-faire ».

💡 Point clé : cet article fait partie d’une série consacrée aux brevets relatifs aux agents IA. Pour les bases, consultez la partie « Notions fondamentales » ; pour une comparaison d’exemples au Japon, aux États-Unis et en Europe, consultez la partie « Études de cas » ; et pour une explication détaillée d’un brevet spécifique de Salesforce, cliquez ici.

Sommaire

  1. Conclusion | Anthropic est une entreprise d’IA qui « ne dépose pas de brevets »
  2. Fait surprenant | Anthropic détient étonnamment peu de brevets
  3. Attention | Le piège des chiffres « 39 » et « 61 »
  4. Les brevets dont dispose réellement Anthropic | Tous concernent des « agents de commande informatique »
  5. Analyse du brevet clé | US 12 430 150 B1 (le cœur de « Computer Use »)
  6. Le brevet aux droits les plus étendus | US 12,566,913 B2
  7. Pourquoi ne pas breveter ses recherches phares ? | La stratégie « publier, ne pas breveter »
  8. Le réseau de brevets acquis par le biais de fusions-acquisitions | La signification du rachat d’Adept
  9. Avertissement d’un conseil en brevets | Même si le mot « Claude » apparaît, cela ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un brevet d’Anthropic
  10. Quatre leçons que les entreprises japonaises devraient retenir
  11. Foire aux questions (FAQ)

Conclusion | Anthropic est une entreprise d’IA qui « ne dépose pas de brevets »

● Conclusion de l’étude : parmi les principales entreprises d’IA, Anthropic dépose très peu de demandes de brevet.
● Brevets détenus : tous ceux qui ont pu être identifiés appartiennent à une seule et même famille technologique, celle des « agents informatiques (computer-use) » (provenant de la société Adept, rachetée en 2024, date de priorité : 20 mars 2024).
● Technologies non brevetées : ses recherches phares, telles que l’IA constitutionnelle, le RLHF/RLAIF, l’interprétabilité et le « prompt cache », ne font pas l’objet de brevets mais sont publiées dans des articles scientifiques.
● Essence de la stratégie : une gestion de la propriété intellectuelle extrêmement réfléchie, consistant à « publier les recherches fondamentales et à breveter les fonctionnalités des produits à titre défensif ».

Fait surprenant | Anthropic détient étonnamment peu de brevets

En examinant attentivement les bases de données de brevets, on constate que les brevets américains attribués à Anthropic PBC (nom de la société Anthropic) se limitent à environ 6 brevets délivrés et environ 7 demandes publiées en instance (chiffres de 2026, à confirmer). De plus, tous portent sur le même thème technologique.

Ce chiffre est nettement inférieur à celui d’OpenAI, dont on rapporte qu’elle a construit un réseau de brevets comptant plusieurs centaines de brevets, ou à celui de Google et Microsoft, qui affichent un nombre de demandes de brevets d’un tout autre ordre de grandeur. Pourquoi une entreprise d’IA de premier plan au niveau mondial dépose-t-elle si peu de brevets ? C’est là que l’on devine sa stratégie.

Point de vue Tendance chez Anthropic Grandes entreprises technologiques (en général)
Volume de dépôts Très faible (une dizaine de demandes) Élevé (de quelques centaines à plusieurs milliers)
Technologies visées Axées sur les agents d'interaction informatique Couvre un large éventail de domaines techniques
Traitement de la recherche fondamentale Publication d’articles (sans dépôt de brevet) Souvent brevetées
Historique de l'acquisition Acquisitions (Adept) comme principale source Principalement des dépôts de brevets effectués de manière organisée par l’entreprise elle-même

Attention | Le piège des chiffres « 39 » et « 61 »

Attention aux erreurs de chiffres : certains services d’analyse des brevets indiquent qu’Anthropic détient « 39 » ou « 61 » brevets, mais ces chiffres sont gonflés en raison d’une confusion avec d’autres entreprises (erreur de regroupement).Plus précisément, les brevets de la société britannique « Anthropics Technology Limited » (Anthropics, et non Anthropic), spécialisée dans les logiciels de retouche photo (PortraitPro), ainsi que des brevets sans rapport avec l’apprentissage automatique, ont été comptabilisés par erreur.

Il s’agit là d’une leçon fondamentale et essentielle en matière de recherche de brevets. Le simple fait de confondre des titulaires de droits en raison de noms d’entreprises similaires fausse radicalement les résultats de l’étude. Le véritable portefeuille de brevets d’Anthropic est bien plus restreint que ces chiffres exagérés et présente une orientation très claire.

Les brevets dont dispose réellement Anthropic | Tous concernent des « agents informatiques »

Les brevets vérifiables d’Anthropic concernent, sans exception, la technologie permettant à « un agent IA de commander automatiquement une interface utilisateur multimodale (image + texte) ». Cela correspond exactement à la fonctionnalité « Computer Use » (fonctionnalité permettant à Claude d’utiliser un PC à l’aide d’une souris et d’un clavier) annoncée par Anthropic en octobre 2024.

Voici les principaux brevets et demandes de brevet confirmés (demandeur = Anthropic PBC, date de priorité : 20 mars 2024 dans tous les cas).

Numéro Intitulé (traduction résumée) Type
US 12 430 150 B1 Architecture d'exécution interagissant avec un agent automatisant les flux de travail d'interfaces multimodales Brevet enregistré (30/09/2025)
US 12 566 913 B2 Agent IA automatisant les tâches d’interface multimodale Brevet enregistré (3 mars 2026)
US 2025/0299023 A1 Système et méthode constituant un agent IA automatisant les flux de travail d’interfaces multimodales Demande publiée
US 2025/0299074 A1 Logique de flux de données fournissant un agent IA automatisant l'utilisation de logiciels multimodaux Demande publiée

💡 Point clé : le portefeuille de brevets d’Anthropic est « défensif et spécialisé par fonctionnalité », avec une correspondance biunivoque entre chaque brevet et un produit (Computer Use). Il se caractérise par une stratégie de dépôt ciblée visant à protéger les fonctionnalités phares de l’entreprise, plutôt que par une approche de couverture à grande échelle.

Lecture du brevet central | US 12 430 150 B1 (le cœur de l’utilisation informatique)

Le brevet US 12 430 150 B1, intitulé « Runtime architecture for interfacing with agents to automate multimodal interface workflows », peut être considéré comme le brevet fondamental d’Anthropic. Voici la revendication 1 (revendication indépendante) dans sa version originale.

US 12 430 150 B1 | Revendication 1 (texte original / anglais)

Système, fonctionnant sur un ou plusieurs processeurs, destiné à la mise en œuvre côté client d’un langage d’automatisation d’interface lors de l’exécution, comprenant : une logique de spécification d’agent, s'exécutant côté client et configurée pour construire une spécification d’agent, et pour mettre cette spécification à disposition en vue d’une traduction côté serveur en une représentation intermédiaire, dans laquelle la spécification d’agent est configurée pour automatiser un flux de travail d’interface multimodale ; et une logique d’interprétation d’exécution, s’exécutant côté client et configurée pour : recevoir la représentation intermédiaire ; détecter une ou plusieurs fonctions d’agent dans la représentation intermédiaire ; générer un ou plusieurs appels d’agent sur la base des fonctions d’agent ; émettre les appels d’agent vers un agent et, en réponse, recevoir au moins une fonction d’actionnement à l’exécution de la part de l’agent ; et traduire la fonction d’action en exécution en au moins une commande d’action en exécution, la commande d’action en exécution déclenchant au moins une action actionnée par une machine sous la forme d’une action synthétique en exécution qui automatise le flux de travail de l’interface multimodale.

Traduction de référence par un conseil en brevets (en japonais)

Système destiné à la mise en œuvre côté client d’un langage d’automatisation d’interface en exécution, fonctionnant sur un ou plusieurs processeurs, qui :
・fonctionne côté client et construit une spécification d’agent(agent specification) et permettant de la traduire côté serveur en une représentation intermédiaire (intermediate representation), ladite spécification étant conçue pour automatiser le flux de travail d’interface multimodale, et :・une logique d’interprétation
d’exécution fonctionnant côté client et effectuant les opérations suivantes :
 - recevoir ladite représentation intermédiaire,
 - détecter les fonctions d’agent dans ladite représentation intermédiaire,
 - générer des appels d’agent sur cette base,

 - les émettre vers l’agent afin de recevoir des fonctions d’exécution, - traduire lesdites fonctions d’exécution en commandes d’exécution, lesquelles commandes déclenchent des actions d’exécution automatisant le flux de travail.

Points à retenir de cette revendication

Il convient de noter que le traitement est réparti entre le « côté client (client-side) » et le « côté serveur (server-side) », et que ces deux côtés sont reliés par une série de conversions en plusieurs étapes : « spécification de l’agent → représentation intermédiaire → appel d’agent → fonction d’exécution → commande d’exécution ».

Il ne s’agit pas simplement de l’idée selon laquelle « l’IA contrôle un PC », mais d’une architecture logicielle concrète décrivant la répartition des rôles entre client et serveur, une couche d’abstraction sous forme de représentation intermédiaire, ainsi que la traduction des fonctions en commandes. C’est précisément ce caractère concret qui constitue la clé permettant de satisfaire aux critères de brevetabilité aux États-Unis (Alice/Mayo) ainsi qu’aux exigences japonaises en matière d’inventions logicielles.

Droits les plus étendus | US 12 566 913 B2

Le brevet enregistré US 12 566 913 B2, appartenant à la même famille, aborde le concept d’« automatisation des interfaces » à un niveau plus général. En voici un extrait du résumé (Abstract).

US 12 566 913 B2 | Résumé (texte original / anglais)

Un système d’automatisation d’interface comprend un agent. L’agent est configuré pour traiter une entrée qui spécifie un flux de travail d’interface, ce flux de travail pouvant par ailleurs être mis en œuvre par une ou plusieurs actions déclenchées par l’utilisateur et dirigées vers une interface. L’agent est également configuré pour générer une sortie qui spécifie une séquence de commandes d’actionnement, cette séquence de commandes d’actionnement déclenchant une ou plusieurs actions déclenchées par la machine qui reproduisent les actions déclenchées par l’utilisateur sur l’interface et entraînent l’automatisation du flux de travail de l’interface.

Cette description résume de manière concise l’essence même de la technologie « computer-use », à savoir que « la machine reproduit (replicate) les opérations manuelles effectuées par l’utilisateur sur l’interface (user-actuated actions) ». On peut considérer qu’il s’agit là de l’un des droits les plus étendus d’Anthropic dans ce domaine.

Pourquoi ne pas breveter les recherches phares ? | Stratégie « publier, ne pas breveter »

Revenons ici au plus grand mystère. Anthropic a mis au point de nombreuses technologies de pointe, telles que l’IA constitutionnelle (Constitutional AI), le RLHF/RLAIF, l’interprétabilité (interpretability), le cache de prompts et le traitement par lots. Malgré cela, l’entreprise ne les brevette pas, mais les publie sous forme d’articles et de documents techniques.

Il ne s’agit pas d’une incapacité à obtenir des brevets, mais plutôt d’une stratégie délibérée. Cette décision repose sur les raisons suivantes.

En cas de dépôt de brevet En cas de publication d’articles
On obtient un droit d’exclusivité de 20 ans Pas d’exclusivité
Obligation de divulguer la technologie en détail dans le mémoire descriptif Possibilité de divulguer les informations dans la mesure souhaitée
Possibilité d’exercer ses droits et de percevoir des redevances Prise d’avance en matière de marque, de recrutement et de normalisation
Empêcher juridiquement les concurrents de nous imiter Favoriser le développement de l’écosystème dans son ensemble
Capitaliser sur les connaissances en matière de sécurité de l’IA Partage à grande échelle des connaissances en matière de sécurité (conforme à notre philosophie)

💡 Point clé : pour Anthropic, qui a fait de la sécurité de l’IA sa philosophie, partager largement les résultats de ses recherches sur la sécurité dans des articles scientifiques correspond davantage à sa philosophie et à son image de marque que de les protéger par des brevets. En revanche, l’entreprise dépose des brevets à titre défensif pour les fonctionnalités permettant de différencier ses produits (Computer Use).C’est précisément cette distinction claire entre « ce qu’il faut rendre public » et « ce qu’il faut garder exclusif » qui constitue le cœur de la stratégie d’Anthropic en matière de propriété intellectuelle.

Réseau de brevets acquis par le biais de fusions-acquisitions | La portée de l’acquisition d’Adept

Un autre aspect stratégique important réside dans le fait que la majorité des brevets d’Anthropic ne proviennent pas de dépôts effectués en interne, mais ont été acquis par le biais de fusions-acquisitions (M&A).

En 2024, Anthropic a intégré les principaux membres et la technologie de la société Adept, spécialisée dans les agents IA (acqui-hire).La liste des inventeurs des brevets mentionnés ci-dessus comprend notamment les noms de David Luan, Erich Elsen et Curtis Hawthorne, tous issus d’Adept. En d’autres termes, Anthropic a acquis d’un seul coup, grâce à cette acquisition, à la fois la « technologie permettant la mise en œuvre de Computer Use » et les « brevets qui la protègent ».

Enjeux pour la stratégie de propriété intellectuelle : outre le dépôt de brevets en interne, il est possible d’acquérir un portefeuille de brevets en rachetant une entreprise détenant les technologies nécessaires à l’activité.Le cas d’Anthropic est un excellent exemple de stratégie de propriété intellectuelle axée sur la rapidité, où le « lancement du produit (Computer Use, octobre 2024) » et « l’acquisition des technologies et des brevets correspondants (Adept, 2024) » sont étroitement liés.

Avertissement d’un conseil en brevets | Même si le terme « Claude » figure dans le texte, il ne s’agit pas nécessairement d’un brevet d’Anthropic

Il existe un point extrêmement important à noter dans la pratique. Même si les termes « Claude », « Anthropic » ou « modèle linguistique à grande échelle » figurent dans le descriptif d’un brevet, cela ne signifie pas nécessairement que le titulaire (le déposant) de ce brevet est Anthropic.

Attention à ne pas confondre les titulaires de droits : au cours de nos recherches, nous avons découvert de nombreux brevets faisant référence à « Claude », entre autres, mais appartenant à d’autres entreprises.Exemples : le brevet américain US 12 353 469 B1, relatif à la vérification et à la citation des sorties de modèles linguistiques, appartient à Amazon ; la demande US 2025/0278287, concernant l’automatisation des interfaces utilisateur, appartient à Workday ;et la demande WO 2025/188958 relative à l’alignement des LMM/LLM est celle de Seekr Technologies.

Pour identifier correctement le titulaire d’un brevet, il est indispensable de vérifier minutieusement, un par un, le champ « cessionnaire » (assignee). Il s’agit là d’un principe fondamental pour éviter toute erreur de jugement lors d’une étude de liberté d’exploitation (FTO) ou d’une analyse de la concurrence. Plus un brevet contient des mots-clés en vogue, comme « IA », plus le risque de confusion est élevé.

Quatre leçons que les entreprises japonaises doivent retenir

① Distinguer clairement « brevets » et « articles scientifiques / savoir-faire ». Tout breveter n’est pas la bonne solution. Les fonctionnalités clés que l’on souhaite garder exclusives doivent faire l’objet d’un brevet, tandis que les recherches dont le partage est avantageux et le savoir-faire qu’il vaut mieux garder confidentiel doivent être protégés par d’autres moyens. Il est essentiel de procéder à cette distinction en fonction de la stratégie commerciale.

② Les dépôts défensifs ou axés sur des fonctions spécifiques sont également efficaces. Une stratégie de propriété intellectuelle ne se résume pas à un dépôt massif de brevets. Un dépôt « d’élite », c’est-à-dire un nombre restreint de demandes visant à protéger de manière ciblée les fonctionnalités qui différencient l’entreprise, constitue également une excellente stratégie.

③ L’acquisition de brevets par le biais d’une acquisition est une option envisageable. Si vous ne pouvez pas consacrer suffisamment de temps à vos propres dépôts, vous pouvez constituer d’un seul coup un portefeuille de brevets en rachetant (acqui-hire) une entreprise détenant la technologie et les brevets correspondants.

④ Lors d’une recherche de brevets, vérifiez systématiquement l’identité du titulaire. Une confusion due à la similitude des noms d’entreprises peut s’avérer fatale. Veillez à vérifier minutieusement l’identité du cessionnaire.

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Foire aux questions (FAQ)

Q. Anthropic détient-elle de nombreux brevets ?

R. Non. Anthropic est un « déposant modéré » (light filer) qui dépose très peu de demandes de brevet, même parmi les principales entreprises d’IA. Le nombre de brevets américains vérifiables, qu’ils soient délivrés ou en instance, s’élève à une dizaine seulement, et tous appartiennent à une seule et même famille technique : celle des « agents informatiques (computer-use) ».Cela contraste avec OpenAI, Google et Microsoft, qui, selon les informations disponibles, déposent plusieurs centaines de demandes de brevets.

Q. Quelles sont les technologies couvertes par les brevets d’Anthropic ?

R. Les brevets d’Anthropic dont l’existence est confirmée concernent tous une technologie permettant à « un agent IA de piloter automatiquement une interface utilisateur multimodale (images + texte) ». Cela correspond à la fonctionnalité « Computer Use » (fonctionnalité permettant à Claude de piloter un ordinateur) annoncée par Anthropic en 2024.Ces brevets ont été déposés par l’équipe d’Adept, société rachetée par Anthropic en 2024, et leur date de priorité est, pour tous, le 20 mars 2024.

Q. Pourquoi Anthropic ne dépose-t-elle pas de brevets sur des technologies telles que l’IA constitutionnelle ?

R. Anthropic a tendance à publier ses recherches phares, telles que l’IA constitutionnelle, le RLHF/RLAIF, l’interprétabilité et le « prompt cache », sous forme d’articles et de documents techniques plutôt que de brevets.Cela s'inscrit dans sa philosophie de partage à grande échelle des connaissances en matière de sécurité de l'IA et reflète sa volonté de privilégier un développement ouvert plutôt qu'un monopole issu des brevets (stratégie « publish, don't patent »).

Q. Les brevets portant la mention « Claude » ou « Anthropic » appartiennent-ils tous à Anthropic ?

R. Non. Même si les termes « Claude » ou « Anthropic » figurent dans le descriptif, il arrive souvent que le cessionnaire (assignee) soit une autre entreprise. Par exemple, le brevet américain (US 12,353,469 B1) relatif à la vérification et à la citation des sorties de modèles linguistiques appartient à Amazon.Pour déterminer le titulaire d’un brevet, il est indispensable de vérifier la rubrique « cessionnaire » (assignee) pour chaque brevet.

Q. Le fait d’avoir peu de demandes de brevet est-il un inconvénient pour une entreprise ?

R. On ne peut pas généraliser. Si le brevet présente l’avantage d’offrir un « avantage concurrentiel par l’exclusivité », le dépôt d’une demande s’accompagne en contrepartie de la divulgation de la technologie via le fascicule. Une stratégie consistant à publier les résultats de recherche dans des articles scientifiques afin de prendre une longueur d’avance en matière de notoriété, de recrutement et de normalisation est également efficace.L’essentiel est de distinguer de manière réfléchie, en fonction de la stratégie commerciale de l’entreprise, les « technologies à breveter » et les « technologies à traiter sous forme de savoir-faire ou de publication d’articles ».

Remarque concernant cet article : cet article est un exposé général rédigé sur la base des informations relatives aux brevets publiées en 2026. Les numéros, le nombre et le statut des brevets varient selon la période, et l’étendue des droits est déterminée par les revendications et les informations sur l’état d’avancement de chaque brevet.Pour toute décision commerciale (analyse de la liberté d’exploitation, analyse de contrefaçon, stratégie de dépôt de brevet, etc.), veuillez impérativement vous référer aux derniers bulletins officiels et informations sur l’historique des dossiers, et faire appel à l’avis d’un expert. Les revendications et résumés cités sont basés sur les données des bulletins officiels publiés, mais pour toute utilisation à caractère juridique, il est recommandé de vérifier les originaux de l’USPTO.

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